Médicaments destinés à fluidifier le sang pour réduire votre risque d’AVC



Il est estimé que 50% des AVC (accident vasculaire cérébral) sont dus à la FA1. En effet, cette pathologie présente un risque élevé de formation de caillots sanguins dans les oreillettes. Ces caillots peuvent passer dans les ventricules, puis dans les artères qu’ils peuvent alors obstruer (on parle d’embolie artérielle). Toutes les artères du corps peuvent être concernées par ces embolies, les accidents les plus graves et les plus fréquents concernent les artères irriguant le cerveau.

Les personnes atteintes de FA présentant un risque d’infarctus cérébral ou d’attaque cérébrale reçoivent généralement un médicament visant à fluidifier le sang afin de réduire les probabilités de formation de caillots sanguins.

Il existe des traitements pour prévenir la formation de caillots, notamment les anticoagulants. Le traitement anticoagulant est indiqué chez les patients atteints de FA pour réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (et d’autres embolies artérielles) en empêchant la formation de caillots dans le cœur.

Il existe deux classes d’anticoagulants oraux :

  • Les antivitamines K (AVK) qui bloquent l’activité de la vitamine K, vitamine indispensable dans la coagulation sanguine. Ces anticoagulants nécessitent un suivi biologique, notamment par une prise de sang régulière ou INR.
  • Les anticoagulants oraux directs (AOD) qui inhibent la création de la thrombine, enzyme clé responsable dans la coagulation sanguine.

C’est votre médecin et lui seul qui décidera du traitement anticoagulant le mieux adapté à votre situation en tenant compte notamment de vos antécédents médicaux, de vos autres pathologies éventuelles et du résultat de vos bilans sanguins, cardiologiques et rénaux.

Pour en savoir plus, référez-vous à notre rubrique dédiée aux « Anticoagulants oraux ».

Votre médecin pourra également traiter d’autres facteurs de risque vasculaire tels que l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète, le tabagisme, l’obésité ou un antécédent d’AVC ou d’accident ischémique transitoire (AIT, prédicateur important d’AVC).

Si votre médecin a diagnostiqué une fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale, n’attendez pas, dès aujourd’hui abordez avec lui la façon de réduire votre risque d’AVC.